La contribution des banques vertes à la croissance verte

 

SEMINAIRE ANNUEL
DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES BANQUES COOPERATIVES :

 

LA CONTRIBUTION DES BANQUES COOPERATIVES A LA CROISSANCE VERTE

Genève, 18 novembre 2009

 

La réalité du réchauffement climatique a fait l’objet d’un consensus scientifique et politique sur la nécessité d’une action immédiate. Le protocole de Kyoto, en attendant le sommet de Copenhague, et le paquet climat, au niveau européen, fixent des objectifs pour faire face à ce réchauffement climatique : la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

L’énergie est un facteur fondamental de croissance et de développement. Sa consommation ne cesse de croître en même temps que les populations et les économies. Lutter contre le changement climatique en répondant aux besoins énergétiques nécessite donc de développer une « économie verte » économe en ressources, performante au niveau énergétique et utilisant des énergies renouvelables : nous nous orientons donc vers un nouveau modèle de croissance, « la croissance verte ».

 

Ce nouveau modèle de croissance, qui répond à l’urgence climatique, est aussi une opportunité pour sortir de la crise économique actuelle. Il appelle des investissements long terme et une proximité entre les investisseurs et ceux qui ont besoin de ces investissements. Les banques coopératives, parce qu’elles participent, par leur activité, au financement de l’économie, et par leur spécificité de banquier long terme et de proximité, peuvent contribuer à cette croissance.

 

Dans l’exercice de leur métier de banquier, la contribution des banques coopératives à la croissance verte peut se décliner sur trois niveaux :

 

-         Par une politique de crédit orientée vers l’éco-innovation et l’éco-efficience. Les banques coopératives ont les moyens de soutenir par le crédit les projets des entrepreneurs éco-innovants et éco-efficients.

 

-       Par l’investissement. Les banques coopératives peuvent développer des fonds environnementaux, éco-innovants et éco-efficients, ou investir dans de tels fonds déjà existants.

 

-         En améliorant leur performance environnementale, par une gestion optimale des ressources énergétiques dont elles ont besoin (gaz, électricité) et en limitant leur impact sur l’environnement par une gestion des déchets et des infrastructures.

La Banque alternative suisse : écologique, sociale, transparente

Dominique Rotten, Directeur de la représentation romande de la Banque Alternative Suisse

Fondée en 1990, la Banque Alternative Suisse SA est détenue par 4400 actionnaires et a atteint une somme de bilan de 842 millions de francs. La BAS renonce à la maximisation du profit. Ses 22'000 client-e-s savent où va leur argent car tous les crédits octroyés sont publiés et répondent à de strictes exigences écologiques et sociales. Sur cette base éthique, la BAS propose, dans toute la Suisse, les services habituels d'une banque d'épargne et de crédit.

 Financements verts par la Banque Alternative Suisse

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Structuration de l’Economie verte mondiale à travers les coopératives de production financées par des banques vertes

Michael Peck, Représentant du Groupe Mondragon en Amérique du Nord

 

La Banque Verte est un projet bipartisan soutenu par entreprises, des financeurs et des prestataires de services majeurs aux Etats-Unis. L’objectif est de constituer une entreprise totalement publique et autonome, pour soutenir, via des crédits, des cautions, des assurances et autres dispositifs facilitant l’accès au crédit, l’émergence d’une industrie des énergies vertes aux Etats-Unis.

 

La Banque Verte est une composante cruciale de toute législation relative à l’énergie ou aux emplois verts. Elle permet de financer une nouvelle offre énergétique sans augmenter le prix payé par le consommateur ou pénaliser les actionnaires.

 

Michael Peck est, depuis 10 ans, le premier délégué Nord Américan de Mondragon Cooperative Corporation International (MCCI). Dans le cadre de ses fonctions, il travaille étroitement avec les dirigeants et membres de la Banque Nationale Coopérative (NCB), de l’Association Nationale des Coopératives Rurales d’Electricité (NRECA), de sa nouvelle Organisation Nationale des Coopératives Renouvelables (NRCO) et de l’Association Nationale des Entreprises Coopératives (NCBA).  Michael est également l’un des fondateurs de la Coalition pour la Banque Verte.

Structuration de l'économie verte

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Finance et investissements verts aux Pays-Bas

Huub Keulen, Directeur de la Rabo Green Bank

 

La banque verte Rabo est une banque indépendante, filiale à 100% de Rabobank Pays-Bas. C’est l’instrument que Rabobank met à la disposition de ses caisses locales et de ses filiales pour faciliter la distribution de prêts verts à leurs clients, entreprises comme particuliers.

 

La présentation portera notamment sur les perspectives en termes de financement et d’investissement verts aux Pays-Bas, dans le cadre de « l’accord vert » mis en place par le gouvernement. Le système repose sur des incitations fiscales pour les particuliers qui investissent dans des projets durables ou écologiques, ayant une contribution significative à la limitation des émissions de CO2. Le rôle, le positionnement et les opportunités de Rabobank sur ce marché seront spécifiés, ainsi que les opportunités et menaces de ce nouveau système. 

 

Huub Keulen, 54 ans, est un économiste agricole, qui a rejoint Rabobank en 1985. Il a mené une carrière d’économiste, est passé au service « financement des entreprises agroalimentaires », avant de prendre la direction commerciale de Rabobank International en Espagne puis la direction générale de plusieurs caisses locales. Il est depuis 2 ans l’un des deux membres du Directoire de Rabo Green Bank.

Finance verte aux Pays-Bas

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Stratégie des banques coopératives indiennes relative à la croissance verte

B. S. Vishwanathan, Président de la Cooperative Bank of India

 

Les sérieuses menaces posées à l’encontre de notre planète et des espèces qui y vivent par le processus de développement et de croissance économique ne laissent guère de choix que d’étudier sérieusement les mesures susceptibles d’enrayer le réchauffement de la planète et la pollution causée par les émissions de gaz à effet de serre par l’industrie, l’exploitation aveugle des ressources naturelles, la déforestation et autres pratiques autodestructrices de l’espèce humaine. Non seulement nos gouvernements, mais encore la société dans son ensemble, a la responsabilité de sauver notre planète du désastre écologique.

 

Les coopératives, notamment dans le secteur bancaire et financier, ont également un rôle à jouer dans cet enjeu de taille, avec un plan d’action et une stratégie à mettre en place. Cette présentation, qui se situe dans le contexte indien, traitera notamment de la contribution des coopératives de crédit et des institutions bancaires rurales au développement rural durable en général et à l’agriculture en particulier.

Stratégie verte des banques coopératives en Inde

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Rôle d’une banque coopérative dans le financement du développement durable

Arnaud Berger, Directeur adjoint Développement durable, BPCE

 

Le développement des banques coopératives fut porté par des valeurs religieuse, politique ou philosophique qui visaient et visent toujours un modèle de société tourné vers le progrès social. En plus de cette dimension sociale, le développement durable nourrit des attentes croissantes de la société sur la protection de l’environnement et donc un champ d’innovation fort dans le secteur bancaire pour y répondre. Par sa dimension locale, ses objectifs de rentabilité compatible avec un développement à moyen terme, la banque coopérative a des atouts pour innover dans ce domaine et prendre une part prépondérante dans les financements inhérents à cette recherche de progrès sociétal. Un témoignage de BPCE sera apporté sur ces financements innovants.

 

Arnaud Berger, 41 ans, a une formation initiale de biologiste complétée par une celle d'ingénieur à l'INSA de Strasbourg. Il a débuté sa carrière chez Steelcase Europe Inc comme ingénieur environnement / sécurité avant d’intégrer la Banque Populaire en 1999 comme responsable du développement durable. Il occupe depuis aout 2009, le poste de Directeur Adjoint Développement Durable du Groupe BPCE rassemblant les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Épargne.

Banque coopéraive et financement durable

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