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La RSE dans les banques coopératives européennes : vers une affirmation identitaire coopérative ?La responsabilité sociale de l’entreprise devient un phénomène de fond qui ne peut laisser indifférent les banques coopératives françaises et européennes. Au départ, les démarches de ces banques étaient surtout influencées par les critères RSE classiques suivant les référentiels GRI ou Global Compact. Plus récemment, les banques coopératives ont commencé à utiliser leurs rapports RSE pour promouvoir et redécouvrir leurs spécificités coopératives. La RSE est en train de devenir un vecteur de promotion de l’identité coopérative. Cet article vise d’une part à caractériser les liens et les tensions entre la RSE et les principes coopératifs. D’autre part, la capacité des banques coopératives européennes à utiliser la RSE pour renforcer leur identité et construire éventuellement de nouveaux critères RSE y est soulignée. Une façon de promouvoir une alternative au modèle actionnarial classique ? La RSE dans les banques coopératives européennesTélécharger le document au format PDFContribution - « La gouvernance dans les groupes coopératifs européens : diversité des modèles et permanence du consensus interne »XXIIème conférence internationale de recherche coopérative, ACI, Dourdan, France, 19-22 octobre 2006 Les groupes coopératifs sont présents et ancrés dans le paysage européen. Cet article se base sur une étude menée au sein des membres de l’association européenne des groupes coopératifs, les deux auteurs y étant impliqués. Le gouvernement d’entreprise des groupes coopératifs appelle deux remarques. Tout d’abord, les groupes coopératifs européens ne présentent pas de modèle unique de centre de décision. En effet, s’ils présentent tous un mode d’organisation de Groupe, les centres de décision sont quant à eux très variés d’un Groupe à l’autre (d’une approche centralisée à une autonomie régionale forte). Dans un monde où l’environnement économique et juridique tend à un accroissement de la normalisation des pratiques, les groupes coopératifs européens démontrent une légitimité à « entreprendre autrement ». Ensuite, l’organisation en groupes coopératifs entraîne une interrogation sur la légitimité démocratique de la prise de décision au sommet des groupes. Si le principe de base est bien « une personne, une voix » comment ce système s’applique-t-il au sommet des Groupes ? Cette légitimité démocratique est généralement le fruit d’adaptation et de consensus au sein de chaque Groupe. La prise de décision manifeste souvent une volonté pragmatique de respecter les équilibres et l’ensemble des intérêts des parties prenantes du Groupe. Cette question de l’adaptation permanente pose alors celle de sa propre limite. S’adapter, certes, mais jusqu’où ? Les groupes coopératifs ne doivent-ils pas savoir stopper certaines pratiques qui, via d’autres logiques comme celles des marchés financiers, peuvent venir vriller le principe de représentation démocratique et du consensus coopératif interne. Nom de la personne contact pour ces deux auteurs : Comment diffuser l’identité coopérative dans les filiales, dans l’ensemble du groupe Comment faire connaître la réalité du gouvernement d’entreprise à l’ensemble des parties prenantes : filiales, mais aussi les sociétaires, mais aussi les clients ? Voir les études menées en Espagne par Mondragon. Sifakis Catherine (2006), « Vers une remise en cause des spécificités du groupe bancaire coopératif allemand », Communication présentée lors du colloque international « économie sociale et solidaire en Europe » tenu à Grenoble le 1er et 2 juin 2006. Responsabilité sociale de l'entreprise - les banques coopératives et la RSE : vers l’explicitation de leurs spécificités ?Une analyse exploratoire Il s’agit de caractériser les modalités d’introduction de la RSE dans les banques coopératives en France et les sources de légitimité qui les sous tendent, dans l’objectif de construire une typologie fondée sur le degré d’intégration et de formalisation de la RSE. Nous mettons en évidence que deux stratégies s’opposent. La première s’appuie sur une légitimité procédurale et un référentiel spécifique et débouche sur une approche intégrée de la RSE. La seconde, caractérisée par une légitimité importée et l’usage d’un référentiel normatif débouche sur une approche mimétique plus ou moins symbolique. Si dans le premier cas l’approche adoptée est susceptible de contribuer à l’évaluation plus systématique des organisations de l’économie sociale, dans le second modèle, l’évaluation est soumise aux normes dominantes. Dans une première partie, nous caractérisons le modèle coopératif et plus précisément les banques coopératives et leur lien avec la RSE dans le cadre d’une approche institutionnaliste. Puis dans une seconde partie, notre recueil d’information croisant temporalité, registre d’action, degré de formalisation et de structuration de la RSE et modalités d’introduction et d’évaluation de la RSE nous permet de déboucher sur notre typologie. Les banques coopératives et la RSETélécharger le document au format PDFGouvernement d'entreprise - Le sociétaire dans le gouvernement d’entreprise, quelle communication des banques coopératives européennes ?La (re)découverte d’un gouvernement d’entreprise spécifique par les banques coopératives est jalonnée par plusieurs étapes. Le Groupement européen des banques coopératives s’est ainsi penché sur la thématique des valeurs (Gebc, 2004), puis de la responsabilité sociale de l’entreprise (Gebc 2005) pour aboutir à la réalisation d’un rapport sur le gouvernement d’entreprise (Gebc, 2006). La spécificité de ce gouvernement d’entreprise peut constituer un élément de différenciation à l’égard des autres acteurs économiques. La question est alors de vérifier si les banques coopératives communiquent sur cette différence. Notre problématique s’interroge ainsi sur les arguments que mettent en avant les banques coopératives dans leurs rapports annuels pour valoriser, ou non, leur mode de gouvernement d’entreprise et plus particulièrement nous nous attachons à saisir les messages liés au sociétariat. En effet, le sociétariat représente une des différences majeures des coopératives sur tout autre type d’entreprises. Il est le socle et à la fois la justification de ces entreprises. Ce sujet mérite une communication particulière et pédagogique. Si les sociétaires ont tous un droit de vote égalitaire à l’Assemblée générale de leur coopérative cela nécessite un devoir de communication et d’explication de la place de chacun dans ce système original. Leur influence sur la gouvernance est donc majeure puisqu’ils élisent leurs représentants locaux et nationaux parmi eux. Plusieurs questions se bousculent alors : La communication dans les rapports annuels est-elle à la hauteur de cet enjeu ? Cette communication dans les rapports fait-elle preuve de pédagogie à destination des sociétaires. Enfin, les banques coopératives présentent-elles, aux yeux du grand public, cet avantage participatif comme une profonde différence ? Le sociétaire dans le gouvernement d’entrepriseTélécharger le document au format PDF |